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  • : Azeffoun... la coquette
  • Azeffoun... la coquette
  • : Azeffoun, cette petite ville littorale de kabylie, connue pour la beauté de ses paysages et la sympathie de ses habitants, Azeffoun est aussi connue à travers ses enfant artistes et écrivains qui on beaucoup donner à la culture algériènne.
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:44

Pas moins de 14 poètes et comédiens venus de la scène francophone mondiale seront présents à ce festival.

Inédit! Le Festival mondial de la poésie a été lancé, hier, dans la commune d’Azzefoun (wilaya de Tizi Ouzou). Il est organisé par les APC d’Azzefoun, d’Aghribs et la Maison de la culture de Tizi Ouzou. «C’est un événement culturel majeur. Il réunit des poètes venus de plusieurs pays pour rendre hommage à l’un des plus grands poètes de l’Algérie, en l’occurrence Si Mohand U M’hend. Aussi, il lève le voile sur la dimension universelle de ce grand maître du verbe kabyle», a souligné Mohand Mendaci, premier vice-président de l’APC d’Aghribs. Cet évènement revêt une importance particulière. C’est la première fois que les démiurges du verbe, du monde entier, se donnent rendez-vous en Algérie. Pas moins de 14 poètes et comédiens de la scène francophone mondiale se sont donné le mot. Ils sont venus rendre hommage au poète légendaire Si Mohand U M’hend. Les festivités s’étaleront jusqu’au neuf du mois en cours. Joutes poétiques, conférences, débats, projections vidéo et sorties sur les sites historiques de Kabylie sont au programme. Et bien entendu, le recueillement sur la tombe du poète rebelle à Assekkif Netmana, Aïn El Hammam, (Haute Kabylie). Et bien entendu, les poètes liront les vers de l’amour, du destin, de la rébellion et de la nostalgie que Si Mohand U M’hend a écrits sur la page de son errance. Une errance qui a duré plus de 30 ans. Sur les lieux, Yvon Telebon, poète français né en Kabylie, lira une allocution de recueillement. Ce poète est le véritable «metteur en souffle» de cette manifestation. Il a ouvert au monde Azzefoun. C’est sur ce «tuf ancestral» qui il a humé les senteurs de la poésie des hauteurs..Vint la guerre d’Algérie. Son père y participe activement. Il se sentait algérien jusqu’au bout de l’âme. Il vouait surtout, un amour fou au peuple algérien qui luttait pour sa libération du joug colonial. L’issue de cette guerre est tragique pour Yvon. Il retourne en France où il vécut en exil. Il se mit à parcourir ville et village en semant ses pétales de vers. Ainsi, l’esprit de Si Mohand U M’hand est devenu le pays d’Yvon Telebon. Ce poète errant a été présenté hier par Djamila Kabla, universitaire, économiste et co-organisatrice de ce festival. L’esplanade d’Azzefoun a rayonné de cette présentation qui a fait scintiller les étoiles dans le ciel. Ensuite, la soirée fut rehaussée par le poète lui-même. Le démiurge a déclamé quelques-unes de ses merveilles qui ont subjugué les présents. La délégation des poètes fut reçue à 19 heures par les maires d’Azzefoun et d’Aghribs ainsi que le directeur de la Maison de la culture de Tizi Ouzou, en l’occurrence El Hadi Ould Ali. Aujourd’hui, la délégation se rendra à Ruzasus, le village antique d’Azzefoun. Ils y seront reçus par les sages du village selon les coutumes de la région. La soirée sera consacrée à la poésie. Des poètes invités et de jeunes talents distilleront leurs rêves aux amoureux du verbe finement ciselé.
Ces joutes poétiques verront la participation de poètes dont la vie est une véritable épopée.
Parmi les invités figurent Nazand Begikhani, la poétesse kurde qui vit en exil depuis 1987, Elvire Manrouard, poétesse et romancière, native de Jérémine à Haïti, Giovani Dotoli, italien, professeur en langue et littérature françaises et Philippe Tancelin, docteur d’Etat en philosophie esthétique et Michel Cassir, poète français natif d’Alexandrie en Egypte. Du côté algérien, il y aura la participation de Kamel Yahaoui, poète originaire d’Azzefoun et de Fadéla Chaïm Allami qui vient de publier Sur ma terrasse algéroise: d’aimer, c’est un peu vivre.

Source : Mohamed Sadek LOUCIF/ L'expression.

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