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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 10:33

Afin de répondre à la demande croissante en produits halieutiques et tirer une meilleure rentabilité économique dans le secteur de la pêche dans la wilaya de Tizi Ouzou, la stratégie du domaine au niveau local sera orientée vers le développement de la pêche continentale et l’aquaculture.

C’est ce qui ressort des recommandations qui seront soumises à l’occasion des assises nationales du secteur qui se tiendront les 17 et 18 octobre courant à Alger. S’appuyant sur les résultats concluants de la ferme marine d’Azeffoun, le directeur de wilaya de la pêche a déclaré, lors du point de presse organisé lundi dernier en son bureau que «nous allons demander à ce qu’on encourage l’aquaculture. La pêche à Tizi Ouzou ne prendra sa place qu’avec le développement de nouvelles techniques, telles l’exploitation des bassins d’irrigation des agriculteurs et les retenues collinaires en les empoissonnant, à l’image de ce qui a été fait dans le barrage Taksebt.» A noter que la ferme marine d’Azeffoun a produit 1200 tonnes depuis le début de son exploitation.

Les responsables locaux comptent élargir cette activité avant de pouvoir ramener le prix (500 DA) du poisson d’élevage vers le bas et en assurer la disponibilité sur le marché. A ce titre, les pouvoirs publics doivent également agir sur la taxe imposée à l’aliment importé. Le responsable du secteur a également mis l’accent sur un autre volet non négligeable : le facteur humain. L’objectif étant de qualifier la population marine à la navigation, «la direction de la formation professionnelle a mis à notre disposition ses structures à Azeffoun et à Tigzirt. Deux antennes d’écoles de formation en techniques de pêche et aquaculture sont ouvertes», précise-t-il.


A propos des préoccupations urgentes des marins pêcheurs, le président de la chambre de la pêche de Tizi Ouzou, en sa qualité de représentant des professionnels, dira que «la situation des pêcheurs est précaire. Notre métier est aléatoire, il faut absolument le réglementer, et ce, par l’élaboration d’un statut qui puisse protéger le pêcheur.» Et au directeur du secteur d’enchaîner : «le pêcheur dépend de la production et du temps (conditions atmosphériques). Comme il est aussi à la merci du patron quant à ce qu’il gagne de par son travail.» L’on relève un immense manque à gagner en terme d’infrastructures et d’organisation de la pêche en mer, laquelle, dans sa pratique actuelle, menace la biomasse. Il suffit d’examiner le chapitre des investissements et le nombre de projets accordés en 5 ans dans le cadre des différents dispositifs de création d’emploi, notamment l’ANSEJ (30 dossiers), ANGEM (8 dossiers) et le programme de relance économique (PSRE), pour que l’on se rende compte de la santé du secteur de la pêche dans la wilaya. Interrogé, M. Djabali nous a relaté : «nous avons adressé une lettre aux directeurs des organismes de soutien à l’emploi de jeunes pour arrêter d’accorder l’éligibilité aux jeunes promoteurs désirant investir dans le secteur de la pêche, particulièrement lorsque les postulants ne sont pas formés pour la pratique de ce métier.»

Pourquoi ? «Pour trois raisons, résume le responsable de la pêche : les jeunes postulants ne sont pas formés pour exercer en mer. De deux, nous avons un manque en infrastructures, comme il y a aussi la biomasse marine qu’on doit préserver». En clair, la wilaya de Tizi Ouzou n’a pas suffisamment développé le potentiel que recèle le secteur de la pêche. En effet, cette région, pour le moins spécifique, ne dispose que de deux ports (Azeffoun et Tigzirt) dont les capacités d’accostage sont respectivement de 5 chalutiers chacun et de 15 et 3 sardiniers ainsi que de 30 et 24 petits métiers. Une évolution notable a été enregistrée pour la flottille de pêche (220 au 1er semestre 2010) et la population marine, qui a doublé en 5 ans (419 inscrits). La production halieutique reste, elle, en dessous de la capacité théorique qui oscille de 220 000 tonnes à 160 000 t et 170 000 t/an.



Source : El watan.

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