Pollution à ciel ouvert

Publié le 12 Novembre 2007

Outre les dégâts qu’elles charrient, les intempéries ont le mérite de mettre à nu et l’imprévoyance et le laxisme des hommes. Depuis plus d’une décennie, les premières pluies font planer sur le quartier d’Ath Naïm à Azeffoun le spectre des maladies transmissibles.

Complètement transformée par le grand nombre de constructions qui s’y sont implantées, la banlieue champêtre d’Azeffoun a perdu son charme d’antan. L’oxygénation offerte par ses arbres verdoyants a laissé place à la pollution multiforme. Au début des années 1990, l’assainissement général du nouveau lycée avec ses annexes de logements ainsi que celui des trois bâtiments OPGI ont été réalisés avec l’accord d’un particulier. En effet, ce commerçant et propriétaire d’une parcelle de terrain a eu le réflexe citoyen de laisser transiter sur ses terres la grosse conduite d’eau usée. Ces dernières années, il a lancé des SOS de détresse en direction des différents P/APC, du chef de daïra, de l’OPGI et des services de l’urbanisme. Ses avertissements n’ont rencontré que des promesses vaines. Et ce qui devait arriver, arriva. La canalisation générale a éclaté provoquant des désagréments aux riverains et aux passagers. Une puanteur nauséabonde titille les narines. L’air y est devenu irrespirable. Mais l’infortuné bienfaiteur n’est pas sorti de l’auberge pour autant. Situés en amont de la canalisation défectueuse, quatre de ses locaux commerciaux sont inondés par des eaux usées. Elles proviennent des regards d’assainissement des bâtiments OPGI. Construite en parpaing, leur armature n’a pas résisté à la pression des eaux de pluie. Un véritable danger pour les habitants s’est installé avec l’affaissement sur quelques dizaines de mètres du mur de soutènement placé entre les bâtiments et les locaux. L’édifice a succombé aux assauts des eaux pluviales mélangées aux eaux usées. L’éboulement qui s’en est suivi a été comblé par les soins du même propriétaire. Qui payera la facture de ces déboires occasionnés aux riverains par des chantiers publics approximatifs ?

Source: A. T. ElWattan 

Rédigé par Hamid

Publié dans #Extra

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