Thème d'un mémoire de magister

Publié le 13 Août 2007

Les entreprises de presse sous la loupe

Un mémoire de magister, consacré à l'économie de la presse quotidienne en Algérie, a été soutenu dernièrement par Abderahmane Batache à l'université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.

Le mémoire intitulé Essai d'analyse économique de la presse écrite quotidienne en Algérie a été présenté devant un jury composé d'économistes (Chabha Bouzar, Mohamed Drir) et de spécialistes des médias (Belkacem Ahcène-Djaballah et Belkacem Mostefaoui). Dans ce travail de recherche, il est révélé que le marché potentiel de la presse écrite est estimé à 6 500 000 lecteurs (personnes de 16 ans et plus, ayant la capacité de lire et écrire en arabe ou et en français) alors que la moyenne des ventes quotidiennes avoisine 1 300 000 exemplaires, ce qui représente 37 exemplaires pour 1000 habitants par jour. L'étude a montré que « le marché de la presse est structuré en un quasi oligopole dans la mesure où on trouve six entreprises qui réalisent plus de 60% de la production globale ». Ces entreprises, fondées dans leur majorité dans les années 1990, ont su fidéliser un important lectorat et ont réussi à attirer des annonceurs, est-il en outreprécisé. L'auteur du mémoire a conclu que les entreprises de presse constituent un tissu de PMI/PME qui emploient plusieurs catégories de travailleurs. Si elles sont dans une situation de concurrence, elles maintiennent aussi une relation de coopération dans le domaine de la diffusion et de l'impression notamment. L'autre constat dressé dans ce mémoire est la stagnation des tirages ces dernières années avec une moyenne de 1 300 000 exemplaires/jour. Et, c'est ainsi que la presse se tourne vers un autre marché, celui de la publicité qui est en pleine croissance, en raison de la concurrence dans certains segments de l'activité économique. L'auteur a relevé que le prix de vente d'un journal quotidien échappe en réalité à la logique économique du marché, dans la mesure où il est inférieur à son coût réel. L'auteur du mémoire a souligné qu'outre le manque d'organisation, le secteur de la presse écrite ne dispose ni de statut spécifique à l'entreprise de presse, ni de loi sur la publicité, ni sur la distribution. Elle manque de subventions de l'Etat et fait face à l'absence d'organismes de contrôle des ventes. Il est aussi souligné que la distribution bute sur l'incapacité des réseaux mis en place à assurer quotidiennement et tôt le matin, la livraison des journaux sur l'ensemble des points de vente notamment, ceux qui sont loin des centres d'impression. Dans un point de conclusion, l'auteur estime que la manne publicitaire institutionnelle devrait être répartie non pas en fonction des tirages des titres, car cela pourrait entraîner la disparition de nombreux titres, mais selon « des critères connus par tous » qui se résument aux tirages, aux tarifs publicitaires et aux objectifs des annonceurs. Autant de critères difficilement conciliables dans un marché ouvert à la concurrence.

extrait de : ElWatan

Je tiens juste à signaler que le journaliste d'Elwatan n'a pas reprit tout les éléments de la thèse de Abderrahmane Batache, ils s'est surtout focaliser sur l'aspect politique du sujet.

en revanche, et en connaissance de mon ami Abderrahmane pour avoir déjà été son binôme en licence,  je peut ajouter que dans son travail, il a traiter l'aspect marketing (techniques de vente, la publicité et les marchés potentiels) des entreprises de presse écrite ainsi que le côté organisationnel de se secteur en Algérie.

Il a par ailleurs, connu beaucoup de difficultés pour récupérer les données statistiques en menant son enquête sur le terrain en raison du manque ou de la confidentialité des informations.

J'en profite aussi, en écrivant cet article pour félicité Abderrahmane pour son excellant travail dont il à obtenu une note de 17/20. et lui souhaité de meilleurs performances à l'avenir.

Rédigé par Hamid

Publié dans #Extra

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