Boudjemaâ EL ANKIS

Publié le 8 Juin 2007

Né le 17 Juin 1927 à Alger, 1 ère Impasse du Palmier, Bir-Djebbah à la Casbah, au sein d'une famille pauvre et nombreuse. Mohamed Boudjemaâ, de son vrais nom, est originaire du village Ait Arhouna, commune d'Azeffoun. Son père était coursier et magasinier chez le parfumeur Lorenzy.Le jeune Mohamed, inscrit a l'école Brahim Fatah, obtient son certificat d'études primaires en 1939 a l'âge de onze ans et commence a travailler chez son oncle Hassaîne Boudjemaâ, propriétaire d'une crémerie, avant de rejoindre Sid Ahmed Serri, un autre mélomane au greffe de la cour d'Alger.


De 1939 à 1945, Mohamed Boudjemaâ qui rêve déjà de devenir El Ankis - El Anka était d'ailleurs originaire d'un village voisin de celui du jeune chanteur - s'essaie à la mandoline puis a la guitare, tout en écoutant et en enregistrant les grands maîtres.

Mais il a fallu attendre 1957 pour qu'il s'initie à l'arabe aidé par un oncle paternel.

Grâce aux leçons de Chouiter et de Mohamed Kébaili, dont la troupe travaillait sous l'égide du PPA à la fin des années 30, il fera la connaissance d'artistes tels que cheikh Said El Meddah, aussi prestigieux à l'époque que Mustapha Nador.


En 1942, l'apprenti qu'il était exécutera, pour la première fois en public, à l'occasion d'un mariage, Ala Rssoul El Hadi Salli Ya Achiq.


Dans une troupe créée en 1945, Boudjemaâ évolue entre El Anka et Mrizek, les deux monstres sacrés de l'époque.


Il débute avec un répertoire de mdih comprenant essentiellement les qacidate Chouf li Ouyoubek ya Rassi, Ya Ighafel, Ya Khalek lachia, Zaoubna fi H'mak et El Baz, des poètes Ben Mssayeb, Ben Sahla, Bentriki, Benkhlouf, Kaddour El Allaoui et Driss El Amir.


Toutefois, une part importante du répertoire d'El Ankis lui fut transmise au début de la Seconde Guerre mondiale par Cheikh Said El Meddah, son voisin à notre Dame d'Afrique.


Grisé par le succès, il se met a faire un travail personnel d'arrangement musical et, au milieu des années 50, il se lance dans la chansonnette.


Tal al Djaffa, El Kawi, Goulou lichahlat ayyani sont les principaux titres de cette expérience qui tourna court du fait que la maison Philips dont le directeur artistique était Boualem Titiche, lui refuse ses œuvres. Découragé, il décide de ne plus chanter, casse son mandole et s'engage comme gardien d'un HLM à la cite Climat de France. C'est aussi la guerre de libération qui commence. Il ne fut pas épargné parce qu'il sera arrêté et torturé, à deux reprises par les services spécialisés de l'armée coloniale, en 1957 et en 1960.

Sa sortie de prison coïncide avec une reprise avec Part mais plus celui de la chansonnette.

Djana El Intissar dont il est l'auteur des paroles et de la musique évoquant les manifestations du 11 décembre 1961 est un hymne à l'indépendance. La jeunesse algérienne explose après tant d'années de servitude et recherche le rythme. Pour la cibler, Boudjemaâ El Ankis fait appel à Mahboub Bati et des 1963, la "guerre" éclate: au lieu et place du chaâbi dur et pur, lourd et difficile à comprendre, le duo ressuscite la chansonnette.


Le marché et les ondes sont bombardés d'une soixantaine de tubes à succès dans la veine des Tchaourou 'Alia, Rah El Ghali Rah, Ah ya Intiyya.


Le secret de la réussite; des mots simples, du rythme et des thèmes qui traitent des préoccupations des jeunes. Le créneau sera exploité par des chanteurs plus jeunes tels que Amar Ezzahi, Guerouabi, Hassen Said et El Achab, mais le genre - la chansonnette- connaîtra son summum en 1970 et amorça son déclin a partir des années 80.

Grâce à l'instruction, aux progrès de l'arabisation, le chaâbi classique reprend le dessus et El Ankis abandonne la chansonnette et renoue avec la qaca'id .

Son répertoire compte plus de trois cents chansons allant du medh et du Tajwid au djed en passant par la chansonnette


extrait de :http://chaabi.chez-alice.fr


El Ankis, la mémoire du chaâbi

      Hadj Boudjemaâ El Ankis, mémoire algéroise du châabi, tel est l’intitulé du livre de Mohamed Hassaine, publié aux éditions El Maârifa. Le chantre de la musique châabie Hadj Boudjemaâ El Ankis est ressuscité à travers 154 pages bien pleines. Selon l’auteur Mohamed Hassaine, il s’agit avant tout d’un ouvrage «de l’itinéraire détaillé de tous les aspects de création, de formation et de progression au style aussi flamboyant que remarquable de ce grand artiste.

     Cet ouvrage livre également un aperçu sur l’ensemble des programmes de spectacles les plus ambitieux.» Ce livre est fragmenté en deux chapitres. Le premier aborde l’histoire authentique d’une carrière de 62 ans. Le second intitulé «Les débuts» est scindé en cinq sous-chapitres : «Au cœur de la communication», «Qacida-chanson», «Discographie», «Emerveillement» et «découvertes» et «Témoignages».

     Dans une présentation intitulée «Entre meddah et chanteur», Boudjemaâ El-Ankis signale que l’appelation du châabi date des années quarante et qu’avant le châabi existaient les meddahine tels que Mustapha Nador. A cette même époque existait la qacida, mais ce n’est qu’à partir de l’indépendance que le public a commencé à comprendre et à considérer le châabi comme un moyen de communication avec le chanteur.

     Depuis la disparition de M’hamed El Anka, avoue El Ankis, personne n’a pu le remplacer. Il est à la base de travail de plusieurs générations. Il a su faire évoluer le châabi avec une ingéniosité incomparable. «Epoque où il n’y avait point d’instruments hors le def (le tambourin carré) et le gumbri. Il inventa le mandole pour l’incorporer par la suite dans son orchestre.

     El Anka a su introduire deux instruments indispensables à l’effet musical : la percussion et le mandole. C’est à travers El Anka que le châabi ne s’est pas limité à Alger et à sa banlieue, mais s’est propagé jusqu’à l’étranger.» Dans son livre, Mohamed Hassaine nous renseigne un tant soit peu sur la personnalité avec en prime une importante halte sur son parcours artistique, le tout rehaussé de photos en noir et blanc. La fin du livre est réservée à une centaine de témoignages émanant d’hommes de théâtre, de cinéma, de la musique et d’anonymes, lesquels ont apporté leur appréciation sur le chanteur El Ankis. Parmi ces personnes, on retrouve Ben Mebrouk, Abdelkader Chercham, Abdelkader Chaou, Mahboub Bati, Hachemi Guerrouabi, Djamel Bouzarea... En dépit de certaines coquilles rencontrées ici et là, Hadj Boudjemaâ El Ankis reste un livre de référence et de mémoire.

Une vielle vidéo du chikh el Ankis: 

Rédigé par Hamid

Publié dans #Célébrités d'Azeffoun

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KRIMOU 11/05/2008 23:03

bonsoir .Mr merci pour ce que vous avez fait ca fait vraiment plaisir d avoir pensée a parler d artiste de la region de ath djenad vous avez oublier un grand artiste du vilage de nador (taboudoucht).dans je doit citée le jour j et la seconde remarque cest que parmis cest artiste vous avez un manque de photos dans je voudrez aussi me raprocher  pour  amiliorer la situation si vous ete interesser .