Commune d’Aït Chaffaâ

Publié le 26 Mai 2007

Ressources oubliées

La commune est située à l’extrême est de la wilaya de Tizi Ouzou, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu d’Azeffoun. Sa principale richesse sont les sept kilomètres de côte, englobant le site de Sidi Khelifa, sur une superficie de 42 ha, devant être aménagé en pôle touristique de grande envergure.

En attendant le lancement de ce secteur oublié, la commune se débat dans des difficultés financières asphyxiantes. Le standard téléphonique du siège de l’APC est déconnecté depuis quatre mois en raison de la facture impayée, mais il ne s’agit pas du problème le plus aigu que rencontre l’APC. Les subventions publiques n’arrivent pas, même dans des opérations aussi vitales que la préparation de la saison estivale. 30 millions de centimes versés la saison dernière par l’administration de wilaya pour une facture de 100 millions de centimes. La note sera encore plus lourde cette année vu les dégradations occasionnées en « basse saison ». Les sanitaires, les postes de police et de la Protection civile ont subi des actes de saccage en l’absence de gardiennage. Il faudra tout remettre en l’état avant le début de la saison estivale le 1er juin prochain. La plage autorisée à la baignade, le Petit Paradis, représente autant une richesse pour la commune qu’un boulet financier. Sa location en période rapporte 300 millions de centimes, soit le cinquième de la masse salariale de l’APC, qui s’élève à 1,5 milliard de centimes. Des études d’aménagement des deux plages, Sidi Khelifa et Petit Paradis, avaient été pilotées par la wilaya, avec une dotation budgétaire de 10 milliards de centimes. Le lancement des travaux était prévu pour octobre 2006, mais l’ambitieux projet d’aménagement reste au stade de diapositives hautes en couleur. Cette commune de 5000 h accumule les retards.Un projet de port d’échouage, inscrit depuis trois ans, conçu pour lancer l’activité de la pêche, n’a pas encore vu le jour. Le projet est implanté à Idjermnène, entre les deux plages. Cette infrastructure est pourtant vitale pour le développement de la commune. Les élus locaux insistent sur la nécessité de doter la localité d’une école de formation dans les métiers de la pêche et du tourisme. Une annexe de la formation professionnelle réceptionnée cette année à Tazaghart devrait être affectée à ce secteur névralgique, disent les élus locaux, qui observent que le centre sis à Azeffoun suffit amplement pour assurer les spécialités traditionnelles. L’on souligne, par ailleurs, que l’inscription d’un CEP est une urgence à Aït Chaffaâ, vu que l’infrastructure existante, en préfabriqué, est complétement dépassée et dégradée. Seule bonne nouvelle pour cette année, la réfection, sur programme sectoriel, du CW 159, menant à Zekri. 11 km de revêtement et 5 km de réhabilitation. Une quinzaine de kilomètres resteront encore à réhabiliter pour rendre praticable cette importante route qui relie la RN12 à la RN24. La plus grande préoccupation à Aït Chaffaâ demeure le secteur de l’hydraulique. Un projet AEP réalisé en 2005, devant desservir cinq villages de la partie sud de la commune, n’est pas mis en service pour des raisons qui échappent au commun des citoyens. Des réserves auraient été formulées par l’ADE au sujet de la qualité de réalisation. En attendant, le réseau et les réservoirs sont à l’abandon, et le « citernage » sera encore de rigueur cet été.


D. T./ ElWatan

Rédigé par Hamid

Publié dans #Communes voisines

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article