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  • : Azeffoun... la coquette
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  • : Azeffoun, cette petite ville littorale de kabylie, connue pour la beauté de ses paysages et la sympathie de ses habitants, Azeffoun est aussi connue à travers ses enfant artistes et écrivains qui on beaucoup donner à la culture algériènne.
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 19:11

L’assemblée populaire d’Azeffoun, présidée par Hassan Ouali, d’obédience RCD, plébiscité pour un deuxième mandat lors des élections de 2007 par une majorité de 5 sièges sur les 9 que compte la circonscription, se retrouve après une année et demie de gestion dans une posture pour le moins inconfortable.

Une nouvelle majorité s’est formée l’accusant de mauvaise gestion et exigeant les deux vice-présidences. Un coup de tonnerre inattendu sur la localité, puisque si on est en droit de penser que les 4 opposants (3 FFS, 1 RND) étaient dans leur rôle en s’alliant dans leur démarche pour contester la gestion du P/APC, il n’est pas de même pour le ralliement du cinquième, un RCdiste en l’occurrence. Une démarche sans logique apparente, d’autant plus que celui-ci clame haut et fort son appartenance indéfectible au parti du Saïd Sadi. Tout a commencé à l’orée de l’année 2009, lorsque le quatrième et le cinquième de la liste des élus RCD se sont ligués contre l’actuel maire en décidant de geler leurs activités au sein de l’assemblée communale. Espérant, au retour, une audience pour une explication franche de leur décision. Ce fut, en somme, une attente vaine, que le P/APC explique par son respect des procédures statutaires du parti. D’ailleurs, ajoute-il, le courrier faisant objet du gel a été envoyé au conseil communal, seul habilité à traiter le cas de ces deux militants. Un coup de force qui s’avère, au fait, n’être qu’un coup d’épée dans l’eau, le quatrième, s’étant rétracté, a laissé le cinquième seul sur l’autel de la contestation. Des déclarations placardées sur les murs d’Azeffoun firent alors leur apparition signées par l’élu réfractaire et des membres de son parti, « des anciens qui ne sont même pas cartés », pour les uns, « de vrais militants de base » pour les autres. D’autre part, les membres du conseil communal derrière l’actuel maire s’accusent mutuellement d’opportunisme politique et d’être la cause de tous les maux qui rongent leur commune. Après cet interlude, viennent alors les tractations de l’élu contestataire avec l’opposition. Un premier communiqué a été publié en date du 16 avril dernier, où les auteurs s’interrogeaient en substance sur le silence observé par le premier magistrat sur le gel des deux élus et militants, pour l’accuser ensuite de gestion chaotique et de vouloir accaparer tous les pouvoirs. Le 17 du même mois, un PV fait état d’une nouvelle majorité demandant un audit, les deux vice-présidences et la création d’un comité de suivi. Depuis, une correspondance a été adressée au maire, objet d’accusations, pour l’intimer de provoquer une réunion de travail dans les plus brefs délais. Certainement pour le saisir officiellement du contenu de leur réunion. Le P/APC, pour sa part, ne s’attarde pas sur le cas du militant qu’il juge indiscipliné, mais s’étonne tout de même du cas des autres élus car, fit-il remarquer, le registre des délibérations et celui des PV montre que depuis l’installation de l’assemblée, Moussaoui du FFS et Bouzegza du RND n’ont assisté qu’à une seule réunion, celle de leur installation au début du mandat ; Tessa, un autre élu FFS, ajoute-t-il, a été de tout temps avec nous, il n’ apportait aucune objection quant à nos suggestions et propositions. « Comment venir maintenant m’accuser de gestion unilatérale, alors qu’il n’a jamais daigné consigner, du moins symboliquement, une quelconque réprobation sur les deux registres ? » Sur ce plan, Moussaoui annonce sans trop de détails que le fait de ne plus se présenter aux délibérations est une décision politique. En attendant, la localité se trouve partagée entre ceux qui approuvent le geste et ceux qui s’en démarquent. Une chose est sûre, l’élu contestataire ne semble pas trop apprécier les alliances contre-nature. Peut-être un signe qui autoriserait à penser que ce qui se trame à Azeffoun n’est, au fait, qu’une tempête dans un verre d’eau.

 

F. B. | lesoirdalgerie.com

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